Mayulu libère le Parc après une longue heure de résistance
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Le ballon a enfin quitté le pied de Senny Mayulu pour faire basculer le Parc. À la 72e minute, le 26 octobre contre Lyon, le milieu parisien a trouvé ce que le PSG cherchait depuis plus d’une heure : l’ouverture. La victoire finale, 2–0, paraît nette. L’attente qui l’a précédée l’était beaucoup moins.
Un zéro qui commençait à peser
Paris avait des occasions, mais Dominik Greif gardait Lyon dans le match. Pour les supporters, la difficulté d’un tel scénario ne se résume pas au nombre de tirs. Elle vient de la répétition : une nouvelle situation apparaît, on se redresse, puis le gardien adverse ou un défenseur remet la soirée au même point. Au fil des minutes, le prochain arrêt ne ressemble plus tout à fait au précédent.
Avant la pause, Matvey Safonov avait lui aussi dû intervenir. Duranville puis Athekame l’avaient sollicité, rappelant que Lyon pouvait transformer sa résistance en menace. C’est ce qui empêchait le 0–0 d’être simplement une affaire de patience parisienne. Il fallait continuer à chercher devant sans oublier qu’une action adverse pouvait donner au match une direction bien plus pénible.
Le score était toujours vierge à la mi-temps. Pour le public du Parc, il restait donc autant une promesse qu’une inquiétude. On pouvait croire à l’ouverture parce que les situations existaient. On pouvait aussi commencer à craindre une de ces soirées où la supériorité ressentie ne trouve jamais sa traduction au tableau d’affichage. Il manquait une frappe qui décide enfin de la suite.
Entrer à la 65e, débloquer à la 72e
Luis Enrique a lancé Mayulu à la place de Ferran Torres à la 65e minute. Lucas Hernandez est également entré, tandis que Mika Godts avait déjà rejoint la rencontre. Ces changements allaient fournir autre chose que de la fraîcheur : ils ont constitué la chaîne d’une action qui a finalement déplacé le verrou lyonnais.
Hernandez a progressé côté gauche, trouvé Godts, puis le ballon est arrivé à Mayulu à l’entrée de la surface. Il a fixé avant de frapper fort à ras de terre, au premier poteau. Après tant d’attente, l’action a eu la simplicité brutale des ouvertures qui soulagent un stade : le ballon trouve le chemin du but, et tout ce qui retenait la joie peut enfin sortir.
Sept minutes seulement séparaient son entrée et son but. C’est peu dans le déroulement d’une rencontre, mais assez pour changer complètement la place d’un joueur dans la mémoire du soir. Mayulu n’avait pas vécu les premières tentatives sur le terrain. Il s’est pourtant retrouvé au centre de la solution, là où l’impatience collective pouvait devenir une célébration.
Les remplaçants ont changé la fin du match
Ce premier but ne garantissait pas encore la victoire. À 1–0, le supporter continue de surveiller chaque ballon perdu et chaque attaque adverse. La différence est qu’il y a désormais quelque chose à protéger. Paris n’avait plus seulement besoin de trouver une issue ; il devait empêcher Lyon d’effacer en une action le travail et l’attente de la soirée.
Godts a donné plus d’air au Parc à la 84e minute en inscrivant le deuxième but. Lui qui avait servi Mayulu devenait à son tour buteur. Deux joueurs entrés en cours de match avaient marqué, et le scénario prenait enfin une forme moins fragile. Pour un public longtemps frustré, cette deuxième joie est particulière : elle permet de commencer à savourer ce que la première avait seulement rendu possible.
Le rôle des remplaçants ne fait pas disparaître celui de Safonov, ni les occasions créées avant leur arrivée. Il relie plutôt les différentes parties du match. Les arrêts ont préservé la possibilité de gagner ; les tentatives ont entretenu la pression ; les entrants ont fini par convertir cette attente en avantage. Une victoire peut avoir plusieurs moments décisifs, même si un seul ouvre le score.
Une soirée à garder avec les couleurs du club
La collection Paris Saint-Germain accompagne les supporters dans les différentes tenues du club. Le maillot domicile 2026/27 bleu marine appartient à la saison de cette victoire. Sur les photos de l’action, ces couleurs entourent un instant très concret : Mayulu face au but lyonnais, juste avant que la soirée change de ton.
Le succès a porté Paris à dix-sept points et à la première place de Ligue 1. C’est la conséquence visible au classement. L’autre conséquence se mesure davantage à ce que les supporters ressentent en repartant : le soulagement de ne pas avoir laissé une soirée de résistance adverse se transformer en occasion manquée. Le résultat et la manière d’y parvenir ne racontent pas exactement la même chose.
On pourra retenir le 2–0, les deux buteurs ou les changements réussis. Mais pour retrouver l’émotion du match, il faudra se souvenir du zéro qui durait encore lorsque Mayulu est entré. C’est cette attente qui donne sa chaleur à son but. Une frappe basse, sept minutes après son arrivée, et le Parc pouvait enfin respirer autrement.